Billet 1 : Les fondements théoriques
“Comment connaissons-nous, ce que nous connaissons ?” (Jonnaert, 2006).
Ce premier billet de blogue donne l’opportunité de réfléchir aux théories de l’apprentissage et à leur application dans ma pratique professionnelle.
Venant du domaine de l’ingénierie pédagogique et de l’andragogie, ma pratique professionnelle est initialement basée sur les théories constructiviste et socio-constructiviste. La personne apprenante vient avec ses expériences et ses connaissances antérieures qu’elle adapte, modifie, transforme en de nouvelles connaissances selon les interactions qu’elle a dans ses différentes sphères d’évolution (Ménard, St-Pierre, 2014).
Cependant, mon rôle de conseillère et conceptrice pédagogique dans un établissement d’enseignement supérieur où je dois accompagner et soutenir un public de personnes professionnelles enseignantes dans diverses matières m’a amené à davantage connaître et analyser les différentes stratégies pédagogiques pour savoir quand et comment les utiliser. Selon le niveau des personnes que j’accompagne, de leurs contextes, de leurs expériences mais surtout de leurs besoins, mes stratégies pédagogiques employées et le contenu abordé varient. Il n’y a pas de ‘meilleure’ approche ou d’approche plus efficace qu’une autre (Ertmer, Newby, 2013).
Je créée des contextes et des situations où la personne apprenante vient avec son vécu personnel et où elle sera rendue active pour qu’elle puisse traiter de nouvelles informations, les organiser, les mémoriser, les exploiter et les relier ou les confronter aux informations antérieures pour entrainer une modification de sa structure cognitive et assimiler efficacement les nouvelles connaissances. La mise en place d’activités d’analyse, de formation et de suivi (rétroaction) permet de donner du sens aux nouvelles connaissances et de comprendre leurs expériences (constructivisme) (Ertmer, Newby 2013).
Ces contextes et situations créées et adaptées sont en constance actualisation car mes connaissances et mes expériences évoluent et celles des personnes apprenantes que j’accompagne également. L’accès rapide et facile à l’information grâce aux outils numériques influence et transforme les interactions que j’ai avec ces personnes car leurs besoins, leurs relations avec leur tâche d’enseignement et leurs étudiants évoluent. La remise en question des connaissances et des expériences mais également le besoin d’être accompagné, d’échanger et de repenser une activité d’apprentissage par ces personnes est omniprésent. Des activités comme la mise en place de communauté de pratique plus régulières et soutenues m’a permis de mieux les accompagner mais aussi d’accéder à d’autres connaissances et d’échanger et réseauter avec des personnes de domaines différents et ainsi continuer à apprendre et transférer ces nouveaux apprentissages aux autres personnes que j’accompagne ou avec qui je collabore (Connectivisme). (Siemens, 2005)
Le (socio)constructivisme, le constructivisme et le connectivisme sont donc les principales théories sur lesquelles reposent mes pratiques professionnelles, mais sont-elles efficaces et toujours adaptées ? Une analyse plus approfondie qu’a initié ce premier billet pourra m’aider à y répondre.
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Références :
JOANNERT, P. (2006). Constructivisme, connaissances et savoirs. Journal semestriel de la formation pédagogique des enseignants stagiaires du secondaire. Université du Luxembourg, faculté des lettres, des sciences humaines, des arts et des sciences de l’éducation. Vol. 3, p. 5-9.
MÉNARD, L. et ST-PIERRE, L. (2014). Paradigmes et théories qui guident l’action, dans Se former en pédagogie de l’enseignement, chapitre 1.
ERTMER, P. A. et NEWBY, T. J. (2013). Behavorism, Cognitivism, Constructivism: Comparing Critical Features From an Instructionnal Design Perspective
SIEMENS, G. (2005). Connectivism: A Learning Theory For The Digital Age.
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