Billet 4 : Les approches actives dans le numérique

Dans ce quatrième et dernier billet de blogue, je traite des méthodes actives dans le numérique dans ma posture de conseillère et formatrice en pédagogie universitaire.

Dans mon propre apprentissage, j'ai appris et mis en application l'adage « Learning by doing » mais aussi la conception et l’utilisation d’activités interactives pour sortir des carcans traditionnels de l’apprentissage dit « par cœur » de la théorie avec un minimum d’application et c’est ce que je tente de mettre en place dans mon quotidien auprès du personnel enseignant. Afin qu’ils comprennent, analysent, conçoivent et mémorisent sur le long terme, ils doivent être engagés activement (Bates, 2022). Cela « encourage[nt] les échanges et la coopération, confronte[nt] les idées » (Kozanitis, 2018).

Dans mon accompagnement et mes formations, l’utilisation des « méthodes d’apprentissage actives ont en commun de placer les étudiants [enseignants] au centre du processus d’apprentissage » (Desjardins et Sénéchal, 2016). Ils doivent vivre eux-mêmes les apprentissages qu’ils demandent aux personnes étudiantes. Ils ont ainsi une meilleure perception et une meilleure expérience d’apprentissage qui viennent impacter leur enseignement. Des ajustements, des solutions émergent et cela améliore leur « pensée critique et la compréhension conceptuelle » (Kozanitis, 2018) des stratégies d’apprentissage et des scénarios pédagogiques qu’ils conçoivent.

Cependant, selon le contexte, les personnes et la matière enseignée, il est parfois difficile d’appliquer une méthode active notamment avec le numérique car même si la personne enseignante y voit les bénéfices, elle doit se sentir en confiance dans son scénario et dans les outils numériques choisis pour l’appliquer efficacement dans son propre enseignement. Cela demande de s’y prendre en plusieurs fois, sur des petites activités ou des séances, par exemple, et de faire un retour réflexif sur leurs expérimentations.

De plus en plus, je vois le principe de classe inversée se mettre en place dans un contexte de formation à distance. Le défi est double, d’un côté la mise en application du principe de classe inversée où la personne enseignante doit déterminer et concevoir des activités de « mise en pratique » relève d’un grand changement de posture pour certaines personnes, et de l’autre une modalité d’enseignement à distance où les activités d’enseignement doivent être assez stimulante et actives pour « garder » les personnes étudiantes engagées dans leur apprentissage.

J’espère que j’aurai plus d’occasions de concevoir et de faire vivre des méthodes actives avec le numérique aux personnes enseignantes pour qu’elles-mêmes reproduisent le processus.

 

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Références :

Bates, T. (2022). Teaching in digital age, third edition. Pp.1-536.

Desjardins, J. et Sénéchal, I. (2016). La pédagogie active. Repéré à https://www.profweb.ca/publications/dossiers/la-pedagogie-active

Kozanitis, A. «En classe !», Stratégies pédagogiques au post-secondaire. Actualités UQAM, Repéré à https://actualites.uqam.ca/2018/en-classe-strategies-pedagogiques-au-postsecondaire/


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